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05/05/2013

Rigueur ou relance ? Protectionnisme ou libre échange ?

Le gouvernement se trouve dans un dilemme insurmontable compte tenu de ses valses hésitations : soit il accepte la désinflation compétitivité chère à la droite représentée en Europe par Mme Merkel (baisse des salaires, des charges, des retraites, des indemnités chômage) , soit il relance l’économie par le pouvoir d’achat, ce qui aggravera comme en 1981 la balance commerciale, notre compétitivité internationale, et entrainerait à terme  des risques de relance de l’inflation.

Pour sortir de ce choix cornélien la seule possibilité consiste à revenir à une économie de type néo-kéynesisenne où le pouvoir d’achat revient via les salaires , puis la consommation, aux entreprises  locales, ce qui permet de relancer un cercle vertueux de création d’emplois, mais qui suppose, et c’est là que le bât blesse, un minimum de protectionnisme au niveau européen, voire national si l’Europe s’entête à faire le jeu du libre échange, du dumping et de la dépression économique.

Le débat récent sur la vente de Daily Motion à Yahoo, illustre parfaitement ce dilemme, et le silence assourdissant de Mr Hollande qui laisse s’étriper publiquement Mrs Montebourg et Moscovici, à ce sujet, est  ahurissant ! Du jamais vu ! Le manque de ligne politique claire et d’autorité de la part du Président de la République laisse pantois !

Sa cote « d’impopularité » n’a pas fini de grimper !

Vivement qu’on sorte du brouillard !

Georges Fandos

01/05/2013

Articles de politique économique à lire

ci après l'adresse de deux articles de fond qui sont intérressants car ils posent le problème des impasses des politiques économiques pratiquées par la Droite et la Gauche de gouvernement , même si je ne partage pas forcément leurs conclusions sur certains sujets (sortie de l'Euro pour Sapir,...).

Bonne lecture !

Georges Fandos

 

FrédéricLordon: http://blog.mondediplo.net/2013-04-12-Le-balai-comme-la-moindre-des-choses

Jacques Sapir : http://russeurope.hypotheses.org/1158

31/03/2013

Entre Bricolage et radotage….


Si François Hollande propose des pistes pour sortir de la crise qui ne sont pas à la hauteur des enjeux,  c’est qu’il part d’une erreur d’analyse flagrante sur l’origine des blocages actuels : si les entreprises n’investissent pas, ce n’est pas essentiellement par manque d’accès à des financements mais pour des raisons de rentabilité et de manque de débouchés dus d’une part au dumping de pays à plus faibles coûts dans le cadre d’une économie mondialisée et non régulée, et d’autre part au chômage qui fait baisser le pouvoir d’achat.
En soi, la Banque Publique d’Investissement et la flexibilité des débauches ne changeront rien à la situation. La réduction des démarches administratives des entreprises proposé par F. Hollande lors de sa dernière intervention télévisuelle est quant à elle à ranger au catalogue du rayon bricolage !
Quant à la Droite, elle radote sur des pistes déjà utilisées à grande échelle (réduction de charges des entreprises et des salaires, flexibilité du code du travail,…) qui ne font qu’aggraver la crise en réduisant le pouvoir d’achat.
Les vrais solutions sont à considérer du côté de la création d’un espace économique européen avec des règles commune de commerce, une fiscalité et  une politique monétaire de plus en plus convergentes, et un  droit du travail qui doit aussi s’harmoniser progressivement à l’échelle intracommunautaire. Les paradis fiscaux intracommunautaires (Luxembourg, Irlande…) doivent être remis au pas et l’uniformisation des règles doit se faire par le haut.
Quant à la reprise d’e l’activité économique, elle ne peut être basée sur la relance les activités du passé (automobile, activités polluantes,…), mais s ‘appuyer sur des secteurs innovants, compatibles avec les contraintes écologiques et menées avec la participation active et les soutien des salariés et des citoyens.
Georges Fandos

27/05/2012

Ces élus qui défendent le développement durable en paroles uniquement…

Aujourd'hui tout le monde est pour le développement durable, sauf que quand il s’agit de mettre les paroles en cohérence avec les actes il n’y a plus grand monde en particulier chez nos élus locaux.

Si l’on prend l’exemple de la politique urbaine, le débat s’enlise sur un faux débat : est –on pour la densification (bâtiments plus hauts) ou pour l’étalement urbain  (habitat pavillonnaire)? S’il est vrai que l’étalement urbain est plus consommateur d’espace et donc d’énergie pour les déplacements individuels, il n’en reste pas moins que la densification entraine des phénomènes d’encombrements et de gestion de l’eau et des déchets, qui du fait de la concentration des flux et des volumes à gérer, sont loin d’être simples….

La solution ne réside donc ni dans l’un ou l’autre de ces solutions mais dans un aménagement équilibré et harmonieux du territoire basé sur la revitalisation de l’ensemble de l’espace et en particulier en Languedoc sur les villes moyennes tel Bédarieux, Ganges… car la concentration urbaine qu’elle soit avec ou sans étalement, ne fait qu’aggraver le gaspillage des ressources et détériore l’environnement.

Ce sont ces politiques volontaristes d’aménagement du territoire qu’il faut promouvoir et non le « déménagement » actuel du territoire !

Ces politiques se déclinent par exemple par des aides d’Etat à revoir complètement. Ainsi, aujourd’hui la Dotation Globale de Fonctionnement (DGF) par habitant est d’autant plus importante que la commune ou la communauté de communes est importante : c’est l’inverse qu’il faut faire pour revitaliser notre espace rural et les villes moyennes !

On continue au contraire à équiper le grandes villes de rocades (doublement de l’A9) , de zones artisanales , « d’ éco-quartiers » (on croit rêver !), qui ne font qu’amplifier le phénomène de concentration, de congestion et de pollution.

Il est grand temps de faire place à l’imagination ; mais nos élus en sont ils capables ?

Georges Fandos

 

18/03/2012

Doublement de l’A9 : un milliard d’euros pour une politique à courte vue sur le plan des transports, de l’urbanisme et de la santé publique.

Doublement de l’A9 : un milliard d’euros pour une politique à courte vue sur le plan des transports, de l’urbanisme et de la santé publique.

« Fluidité », le mot magique est sorti de la besace de ceux qui tiennent absolument à nous fourguer ce projet de doublement de l’A9. Ils le donnent en pâture au bon peuple afin qu’il avale la couleuvre de ce projet aberrant car l’argument des accidents longuement mis en avant, est faux et ne peut plus être brandi : cf. études de l’accidentologie (parues le lendemain de la concertation publique de 2011 !) sur ce tronçon d’autoroute périurbaine où le nombre de morts est faible compte tenu des vitesses plus faibles à cause, justement, de l’encombrement, du trafic !

Eh bien parlons-en de l’argument de la « fluidité » ! Il n’y a aura pas plus de fluidité avec le doublement de l’A9, pour ceux qui tous les jours font et feront la queue pour entrer ou sortir de l’agglomération aux heures de pointe car le problème se situe ailleurs : c’est tout simplement un problème « d’entonnoir » : on ne peut pas faire circuler dans les voies urbaines situés à la sortie des rocades ou des autoroutes, de gros flux aux heures de pointe. Ceci est démontré tous les jours dans toutes les grandes villes où l’on a multiplie pourtant à foison les voies « rapides » et autres voies de « délestage ». Le nier relève de l’idéologie !

Si fluidité il y aura, ce sera pour le trafic de transit. Or justement pour celui là on peut s’interroger sur sa pertinence car qui dit fluidité accrue dit augmentation du nombre de camions sur la route au lieu de développer le transport ferroviaire ou par mer ! Par rapport aux objectifs de réduction des gaz à effet de serre et la pollution, on est complètement à côté de la plaque !

Par ailleurs, en matière d’urbanisme, avec la bétonisation des abords de l’autoroute (ex :projet de « d’éco-quartier » sur 250 ha au sud de Montpelier entre les deux autoroutes – prière de ne pas rigoler) on expose des populations croissantes de riverains à des nuisances liés à la pollution atmosphérique due au voisinage de 12 voies de grande circulation (6 voies d ‘autoroute + 6 voies de rocade). Il faudrait qu’à un moment donné on arrête ce genre de tartufferie pseudo-écologique. Pendant ce temps l’étude préalable au projet sur la qualité de l’air demandée par les associations de riverains est au point mort ! On voit où sont les priorités : spéculation immobilière, bétonnage, lobbies du bâtiment et des transports en camion… Ou est donc passé le souci de la santé des riverains ?

En un mot les citoyens souhaitent qu’on arrête de les prendre par des imbéciles :qu’on appelle un chat, un chat et qu’on mette l’imagination au pouvoir pour concevoir des villes où l’on prend en compte la qualité de la vie dans sa globalité et des modes de transports alternatifs moins polluants …en attendant de se poser les questions plus globales sur le mode de développement et la course à la concentration et aux inconvénients qu’elle provoque tant sur la plan du stress nerveux, de la perte de temps, du gaspillage d’énergie et de la dégradation de la santé des populations (maladies respiratoires et cardio-vasculaires).

Georges Fandos
Délégué régional CAP 21 LR