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12/04/2015

Accord Etat- Sociétés d'Autoroutes : un bel enfumage !

L'accord qui vient d'être signé entre les sociétés d'autoroutes et l'Etat, est tout à l'avantage des exploitants des autoroutes puisque l'augmentation des tarifs n'est pas annulée, mais simplement reportée à partir de 2016 et qu'en contrepartie, les gérants des autoroutes obtiennent un rallongement du contrat de concession de deux ans au moins.

L'Etat a abandonné toute idée de renégocier les concessions ; et pour cause: puisqu'il s'était déjà fait rouler dans la farine par les sociétés d'autoroutes lors de la signature des dits contrats de concessions : leur dénonciation aurait coûté plusieurs milliards à l'Etat; tout était fort bien ficelé par les sociétés d'autoroutes. Les déclarations fantaisistes de Mme Ségolène Royal sur la gratuité des autoroutes le week-end sont bien sûr, et comme c'était à prévoir, passées à la trappe.

Nous sommes donc très surpris de la communication gouvernementale présentant cet accord comme un compromis acceptable. Les travaux annoncés à cette occasion sont de toute façon un moyen pour les sociétés d'autoroutes d'engranger de futurs bénéfices et on ne voit pas en quoi ils constituent une avancée pour les utilisateurs !

Georges Fandos



Estimation des coûts pour le système de soins français de cinq maladies respiratoires et des hospitalisations attribuables à la pollution de l’air



Extrait du résumé ci-après:
“Les coûts des principales pathologies respiratoires dues à la pollution de l’air pour le système de soins français s’élèvent entre 0,9 et 1,8 milliards d’euros par an.”

La mauvaise qualité de l’air entraîne une augmentation des maladies du système respiratoire. Les principales d’entre elles sont l’asthme, les bronchites aiguës ou chroniques, les cancers des voies respiratoires et les broncho-pneumopathies obstructives chroniques
(ou BPCO). La qualité de l’air impacte aussi le système cardio-vasculaire. Ces impacts sont source d’une surmorbidité et d’une surmortalité.

Cette étude a pour objet d’approcher au plus près les coûts dans le système de soin français des hospitalisations et des cinq maladies respiratoires les plus répandues attribuables à la pollution de l’air.

Les coûts des maladies attribuables à la pollution de l’air sont générés par la prise en charge du patient par le système de soin. On trouve parmi eux des coûts de consultations, de traitements, d’examens ou encore d’hospitalisation, etc.

L’étude approche les coûts des prestations sociales versées aux malades en considérant les arrêts de travail. Elle prend donc en compte les prestations médicales et sociales du malade dans le système de soin.

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Résumé de l’étude:

Les pathologies liées à la pollution de l’air touchent principalement le système respiratoire, premier système à rentrer en
contact direct avec l’air et le système cardiovasculaire . La mauvaise qualité de l’air entraîne une augmentation des
maladies respiratoires. Les principales d’entre elles sont l’asthme, les bronchites aiguës ou chroniques, les cancers des
voies respiratoires et les broncho-pneumopathies obstructives chroniques (ou BPCO). La qualité de l’air impacte aussi le
système cardio-vasculaire. Ces impacts sont une source d’une surmorbidité et d’une surmortalité.
Cette étude a pour objet d’approcher au plus près les coûts dans le système de soins français des hospitalisations et des
cinq maladies respiratoires les plus répandues attribuables à la pollution de l’air.
Les coûts des principales pathologies respiratoires dues à la pollution de l’air pour le système de soins français s’élèvent entre 0,9 et 1,8 milliards d’euros par an. L’asthme représente la part la plus importante de ce coût (entre 40 et 60 %).
Les coûts des maladies attribuables à la pollution de l’air sont liés à la prise en charge du patient par le système de soins.
On trouve parmi eux des coûts de consultations, de traitements, d’examens ou encore d’hospitalisation, etc.  
L’étude approche aussi les montants des prestations sociales versées en espèces aux malades en considérant les arrêts de travail. Elle prend donc en compte les prestations sociales en espèce et du malade dans le système de soins.
L’évaluation est réalisée en affectant la part attribuable pour les nouveaux cas de pathologies liés à l’environnement déclarés dans l’année ou, lorsque cela n’est pas possible, en affectant un pourcentage (la part attribuable à l’environnement) à l’ensemble des coûts sanitaires annuels de prise en charge d’une maladie pour le système de soins.
L’étude a donc calculé des fractions attribuables à l’environnement (FAE).
Les coûts unitaires des prestations de soins utilisés dans l’étude sont issus du suivi des dépenses de santé de la Cnam, d’études réalisées par l’Irdes, la Dress, d’études du CNRS, de l’Inserm, de la Société de pneumologie ou d’organismes publics comme la Haute autorité de santé (H.A.S). D’autres ont été reconstitués en tenant compte des pratiques médicales
(thèses de médecine, articles scientifiques, rencontres avec des médecins pneumologues…).