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31/03/2013

Entre Bricolage et radotage….


Si François Hollande propose des pistes pour sortir de la crise qui ne sont pas à la hauteur des enjeux,  c’est qu’il part d’une erreur d’analyse flagrante sur l’origine des blocages actuels : si les entreprises n’investissent pas, ce n’est pas essentiellement par manque d’accès à des financements mais pour des raisons de rentabilité et de manque de débouchés dus d’une part au dumping de pays à plus faibles coûts dans le cadre d’une économie mondialisée et non régulée, et d’autre part au chômage qui fait baisser le pouvoir d’achat.
En soi, la Banque Publique d’Investissement et la flexibilité des débauches ne changeront rien à la situation. La réduction des démarches administratives des entreprises proposé par F. Hollande lors de sa dernière intervention télévisuelle est quant à elle à ranger au catalogue du rayon bricolage !
Quant à la Droite, elle radote sur des pistes déjà utilisées à grande échelle (réduction de charges des entreprises et des salaires, flexibilité du code du travail,…) qui ne font qu’aggraver la crise en réduisant le pouvoir d’achat.
Les vrais solutions sont à considérer du côté de la création d’un espace économique européen avec des règles commune de commerce, une fiscalité et  une politique monétaire de plus en plus convergentes, et un  droit du travail qui doit aussi s’harmoniser progressivement à l’échelle intracommunautaire. Les paradis fiscaux intracommunautaires (Luxembourg, Irlande…) doivent être remis au pas et l’uniformisation des règles doit se faire par le haut.
Quant à la reprise d’e l’activité économique, elle ne peut être basée sur la relance les activités du passé (automobile, activités polluantes,…), mais s ‘appuyer sur des secteurs innovants, compatibles avec les contraintes écologiques et menées avec la participation active et les soutien des salariés et des citoyens.
Georges Fandos

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