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18/03/2012

Doublement de l’A9 : un milliard d’euros pour une politique à courte vue sur le plan des transports, de l’urbanisme et de la santé publique.

Doublement de l’A9 : un milliard d’euros pour une politique à courte vue sur le plan des transports, de l’urbanisme et de la santé publique.

« Fluidité », le mot magique est sorti de la besace de ceux qui tiennent absolument à nous fourguer ce projet de doublement de l’A9. Ils le donnent en pâture au bon peuple afin qu’il avale la couleuvre de ce projet aberrant car l’argument des accidents longuement mis en avant, est faux et ne peut plus être brandi : cf. études de l’accidentologie (parues le lendemain de la concertation publique de 2011 !) sur ce tronçon d’autoroute périurbaine où le nombre de morts est faible compte tenu des vitesses plus faibles à cause, justement, de l’encombrement, du trafic !

Eh bien parlons-en de l’argument de la « fluidité » ! Il n’y a aura pas plus de fluidité avec le doublement de l’A9, pour ceux qui tous les jours font et feront la queue pour entrer ou sortir de l’agglomération aux heures de pointe car le problème se situe ailleurs : c’est tout simplement un problème « d’entonnoir » : on ne peut pas faire circuler dans les voies urbaines situés à la sortie des rocades ou des autoroutes, de gros flux aux heures de pointe. Ceci est démontré tous les jours dans toutes les grandes villes où l’on a multiplie pourtant à foison les voies « rapides » et autres voies de « délestage ». Le nier relève de l’idéologie !

Si fluidité il y aura, ce sera pour le trafic de transit. Or justement pour celui là on peut s’interroger sur sa pertinence car qui dit fluidité accrue dit augmentation du nombre de camions sur la route au lieu de développer le transport ferroviaire ou par mer ! Par rapport aux objectifs de réduction des gaz à effet de serre et la pollution, on est complètement à côté de la plaque !

Par ailleurs, en matière d’urbanisme, avec la bétonisation des abords de l’autoroute (ex :projet de « d’éco-quartier » sur 250 ha au sud de Montpelier entre les deux autoroutes – prière de ne pas rigoler) on expose des populations croissantes de riverains à des nuisances liés à la pollution atmosphérique due au voisinage de 12 voies de grande circulation (6 voies d ‘autoroute + 6 voies de rocade). Il faudrait qu’à un moment donné on arrête ce genre de tartufferie pseudo-écologique. Pendant ce temps l’étude préalable au projet sur la qualité de l’air demandée par les associations de riverains est au point mort ! On voit où sont les priorités : spéculation immobilière, bétonnage, lobbies du bâtiment et des transports en camion… Ou est donc passé le souci de la santé des riverains ?

En un mot les citoyens souhaitent qu’on arrête de les prendre par des imbéciles :qu’on appelle un chat, un chat et qu’on mette l’imagination au pouvoir pour concevoir des villes où l’on prend en compte la qualité de la vie dans sa globalité et des modes de transports alternatifs moins polluants …en attendant de se poser les questions plus globales sur le mode de développement et la course à la concentration et aux inconvénients qu’elle provoque tant sur la plan du stress nerveux, de la perte de temps, du gaspillage d’énergie et de la dégradation de la santé des populations (maladies respiratoires et cardio-vasculaires).

Georges Fandos
Délégué régional CAP 21 LR



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