Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

17/05/2009

Débat nouvelle ligne TGV en PO

Cap 21 Pyrénées-Orientales communique :

« Notre » TGV Perpignan-Montpellier est entré dans une phase importante : celle du Débat public (que les Roussillonnais connaissent pour l’avoir utilisé pour s’opposer à la THT) d’où doit sortir fin juin le projet définitif et notamment le nombre de trains – passagers et marchandises – qui couraient sur les 125 km desservant notre département. Plusieurs scénarios sont proposés : un scénario A aussi rapide (320 km/h) qu’hors de prix pour 10 trains de voyageurs par jour. Un scénario B mixte et onéreux (50 trains par jour, voyageurs à 300 km/h et fret à 120 km/h pour 5,2 milliards). Et un scénario C moins cher (3,9 milliards d’euros pour 70 trains voyageurs à 220km/h et fret à 120km/h). La différence entre B (qui semble avoir les faveurs de la puissance publique) et C, serait de 10 minutes entre Perpignan et Montpellier. Le scénario A est aussi le plus mauvais question saturation puisqu’il serait à revoir dès 2022 (après moins de 10 ans d’usage), le scénario B ne serait bouché qu’en 2042 alors que le scénario C serait opérationnel bien au-delà de 2050.

Cap 21 Languedoc-Roussillon a rédigé un Cahier d’acteur qui figurera parmi les pièces du débat. Notre choix est celui du scénario C car il est raisonnable techniquement et financièrement et aussi structurant : il est plus fiable (moins soumis aux incidents techniques générés par la grande vitesse) et plus souple en terme de cohabitation des trains fret et voyageurs. Son moindre coût dégagerait des fonds utiles pour améliorer pour le  réseau secondaire existant qui en a bien besoin et son plus grand nombre de trains permettrait un meilleur cadençage des liaisons avec le réseau secondaire, facilitant l’irrigation notamment économique de nos arrière-pays. Son meilleur accueil du fret en fait - et au-delà de 2050 - l’allié privilégié du ferroutage : moins de camions sur l’autoroute, moins de pollution dans nos poumons et dans l’atmosphère.

Cap  21 demande que le scénario C soit étudié avec les mêmes critères que les deux autres notamment en y proposant des gares nouvelles au plus près de nos grandes viles (Perpignan, Narbonne, Béziers) pour ne pas perdre en embouteillages urbains le précieux temps qu’on gagnerait  grâce au rail.

La passe d’armes entre les élus du Soler et de Rivesaltes est prématurée : avant de se chicaner sur l’emplacement de cette nouvelle gare, il faudrait se battre ensemble pour qu’un maximum de trains (scénario C)  permette à notre département de faire face à l’augmentation de sa population comme à celle du fret. Mais au fait, à quoi servira la gare actuellement prévue au centre des embouteillages de Perpignan ?

 

CAP 21 Pyrénées-Orientales : 11 rue de la tramontane 66000 CALCE  tel : 06 03 00 70 67

Les commentaires sont fermés.