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14/04/2007

présentation de ma candidature aux élections législatives

NOTE IMPORTANTE: des commentaires peuvent être rajoutés en fin de texte. Merci

Georges Fandos, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
J’habite la 3ème circonscription à Saint Aunès depuis 15 ans. Je suis marié et père d’un fille. J’y exerce également mon activité professionnelle d’ingénieur agronome dans le secteur coopératif des fruits et légumes en conseillant les agriculteurs du secteur. Je suis donc un homme de terrain proche des populations et de leurs préoccupations quotidiennes et non un politicien professionnel ou un universitaire éloigné des réalités économiques.
En plus de mes activités politiques et en cohérence avec elles, je mène depuis fort longtemps de nombreux engagements associatifs pour maintenir et améliorer la qualité de la vie et l’emploi de notre région. Je peux par exemple citer mes combats :
- contre le doublement de l’autoroute A 9 et pour une politique des transports écologique,
- contre la pollution de l’incinérateur de Lunel-Viel et pour une gestion écologique des déchets,
- contre une politique d’expansionnisme urbain et de bétonnisation de l’agglomération de Montpellier et pour l’indépendance des Communautés de communes de l’Etang de l’Or et du Lunellois face à Montpellier…

Depuis quand date votre engagement dans l’écologie politique ?
Mon engagement écologiste est de longue date, puisque j’ai soutenu le 1er candidat écologiste en France, René Dumont en 1974 et que depuis j’ai participé activement à la mouvance écologiste.
Après avoir fondé les Verts avec des amis en Languedoc-Roussillon, j’ai rejoint Corinne Lepage et CAP 21 quand les Verts ont été satellisés par Georges Frêche, dont je combats la vision impérialiste, dominatrice et productiviste du développement de notre région. Ainsi aujourd’hui il voudrait absorber les Communautés de Communes de l’Etang de l’Or et du Lunellois pour en faire ses vassaux.

En 2004 j’ai mené la liste écologiste de CAP 21 aux élections régionales qui a obtenu un score fort honorable de 4,9 % malgré de très faibles moyens.

Et aujourd’hui quelles sont les raisons de votre candidature aux élections législatives ?
Aujourd’hui je mène campagne sur ma circonscription aux législatives afin de continuer le combat associatif où je suis très impliqué pour que notre région et notre pays restent agréables à vivre et fournissent des activités à leurs habitants compatibles avec la préservation de notre planète.

Très concrètement je défends par exemple :

La relance des emplois grâce à des activités économiques compatibles avec l’environnement et qui fourniront des activités aux entreprises locales en priorité (artisans, commerçants, agriculteurs, PME et PMI…).
On peut par exemple réhabiliter l’habitat existant, créer des bâtiments aux normes environnementales (HQE), développer une agriculture biologique et intégrée, et l’entretien des paysages et des zones naturelles, le tourisme écologique…

Une politique agricole qui permette aux paysans et leurs familles de vivre de leur métier : je propose une loi qui interdise aux acheteurs et en particulier les grandes surfaces d’acheter aux paysans en dessous du coût de production.

Une politique écologique des transports au lieu de la multiplication des autoroutes comme on nous le propose aujourd’hui (doublement, de l’A9) avec l’accord des politiciens de gauche comme de Droite (Grand et Lazerges sont pour).
Je prône donc le transfert des marchandises qui doivent transiter sur le train ou le bateau au lieu des camions qui empoisonnent l’air (il est prévu 30 000 camions par jour sur l’A9 à l’avenir), encombrent les routes (risques d’accidents accrus) et gaspillent le pétrole de plus en plus rare.

Une politique écologique des déchets au lieu des incinérateurs qui polluent l’air et notre environnement, comme celui de Lunel-Viel qui rejette ses effluents toxiques dans l’Etang de l’Or avec l’assentiment des politiciens et des élus locaux.
Il faut au contraire trier, recycler et valoriser nos déchets (compostage des matières organiques, méthanisation, recylage du plastique du verre, des métaux…), réduire les emballages, concevoir les biens pour qu’ils soient recyclés…


Un urbanisme maîtrisé au lieu de la spéculation immobilière qui rend si difficile de se loger et conduit à la bétonnisation de notre territoire et à des incohérences comme la construction dans des zones inondables où le foncier est moins cher !
Il faut des plans d’urbanisme qui limitent l’étalement urbain, la construction dans des zones inondables, qui rapprochent lieu d travail de domicile et de loisir au lieu de la spécialisation spaciale aujourd’hui à l’œuvre qui multiplie les obligations de déplacement en voiture.

Mais à votre avis les politiques économiques proposées par vos concurrents sont-elles cohérentes ? Faut-il proposer d’autres pistes ?
La Gauche comme la Droite continuent à nous mener dans des impasses :
Le parti socialiste avec Mme Lazerges localement, et la gauche en général, promettent de raser gratis : ils proposent de distribuer comme en 1981 du pouvoir d'achat sous forme de salaires et de réduire le temps de travail (généralisation des 35 h) pour partager ce qu’il en reste en France suite aux délocalisations grandissantes.
Les conséquences de ces mesures seraient une baisse de la compétitivité de nos entreprises face à la concurrence car en même temps :

1/ Les salaires seraient encore plus élevés chez nous que chez nos concurrents.

2/ L’industrie européenne ne pourrait répondre à ce supplément de demande. En effet, elle est en partie déstructurée par la concurrence des entreprises étrangères avec des bas salaires et des coûts inférieurs liés à une moindre protection sociale et écologique dans le cadre de la mondialisation dérégulée.
Comme le PS n’envisage pas de revoir les règles de base l’OMC qui cherche à démanteler toutes les protections douanières au nom du libre-échange, l'offre se porterait alors sur des biens de consommation importés qui sont moins chers. Ceci entraînerait comme en 1983 une balance commerciale négative, une augmentation du déficit de l’Etat et de la Sécurité sociale (moins de rentrées de cotisations dues aux faillites), donc une nouvelle politique de rigueur.
Le gouvernement serait obligé de revoir complètement sa politique économique : gel brutal des salaires, diminution des budgets sociaux… Fin des illusions !
Si le pouvoir d’achat des plus pauvres doit être effectivement augmenté, ce n’est donc pas dans ce cadre macro-économique !

La droite UMP propose d’aligner les salaires par le bas face à nos concurrents (projet de contrat unique de travail dont les droits augmentent avec l'ancienneté du salarié : les entreprises auraient donc intérêt à renouveler rapidement leur personnel).
Cette baisse des salaires entraînerait une baisse du pouvoir d'achat, même si un plus grand nombre de personnes auraient des emplois sous-rémunérés.
La réduction des impôts des plus riches ne compenserait pas en volume global, la réduction de la demande, (au lieu de tout consommer, les classes plus aisées épargnent, alors qu’un gain de pouvoir d’achat des classes plus pauvres se porte plus facilement sur la consommation).
D'où déflation, fermetures d’entreprises : fin du rêve de rupture « Sarkosienne ».

Il est temps de se démarquer des marchands d'illusions et de proposer une voie nouvelle ; celle qui consiste à créer un cercle vertueux où le pouvoir d'achat distribué par nos entreprises sous forme de salaires, permette de relancer des activités qui créent des emplois chez nous.
Ceci nécessite de se détacher des mécanismes qui nous enfoncent dans la crise, par la réaffirmation, entre autres, de la préférence communautaire : il s’agit, comme pour la politique agricole commune, de taxer ou de réguler aux frontières européennes, les importations de biens et de services qui ne respectent pas les mêmes contraintes sociales et environnementales que nous afin de rétablir la compétitivité de nos entreprises.
Cela pourrait prendre la forme par exemple d’une taxe carbone proportionnelle à la distance parcourue par les marchandises importées pour favoriser la re-localisation des activités chez nous. Bien sûr ces taxes ne seraient pas systématisées à tous les produits d’importation et ne porteraient pas sur des biens que nous ne produisons pas (fruits exotiques, café, cacao…) ou sur des ressources minières que nous n’avons pas : pétrole, gaz…

L’objectif est de retrouver un cercle vertueux où les salaires se portent sur de biens produits en majorité en Europe, donc par des créations d’emplois, au lieu que ce soit les pays à faibles coûts de main d’œuvre qui bénéficient d’une augmentation du pouvoir d’achat en France et en Europe.
Cette stratégie serait complémentaire de celle qui consiste à développer le secteur de l'éco-environnement (activités économiques compatibles avec l'environnement et non délocalisables).
Les pays qui exportent chez nous, voyant leurs débouchés extérieurs diminuer, seront obligés de produire pour satisfaire leur propre demande intérieure : ils localiseront aussi leurs activités pour le plus grand bien de leurs paysans, de leurs populations et de la planète (moins de transports transcontinentaux producteurs de gaz carbonique) !).

Si l'emploi augmente en Europe et en France, les déficits publics seront réduits car les cotisations sociales augmenteront ainsi que les impôts : les déficits sont une conséquence de la crise, non la cause de celle-ci. Il ne faut donc pas faire une erreur de diagnostic qui consiste à prendre le symptôme pour la maladie : toute politique qui réduirait les déficits à court terme sans relancer l'activité ne peut conduire qu'à une aggravation de la crise.
Par contre une relance des activités compatible avec la préservation de l’environnement rétablira les comptes publics et de la sécurité sociale.
Il faudra également se poser un jour la question du pilotage politique des données macro-économiques fixés aujourd’hui uniquement par des traités d’inspiration monétariste ou par la Banque Centrale Européenne (BCE) : taux d’intérêt, niveaux de déficits, possibilité de prêts européens…
Il faudrait donc revenir par exemple sur le statut de la BCE, (ce que ni le PS, l’UMP n’envisagent), ou tout au moins modifier ces objectifs pour y intégrer le plein emploi.
Une relance de grands travaux écologiques et sociaux à l’échelle européenne, à l’abri d’un tarif douanier européen, permettrait également de créer des milliers d’emplois dans le secteur de l’éco-environnement.

Une telle politique, que l’on peut caractériser sur le plan économique de « néo-keynesienne » au niveau européen, est la seule susceptible de nous sortir de la crise sociale. Elle est la condition pour une réorientation de nos activités économiques vers la préservation de l’environnement.

Il est clair que le politique défendues tant par le PS que l’UMP et leurs représentants locaux Lazerges et Grand, sont complètement à l’opposé de la voie de la raison que je préconise.

Georges Fandos

Commentaires

Content de voir que tu es candidat ! Bon courage la bataille promet d'être dure, mais passionante.

Écrit par : Xavier | 03/05/2007

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