29.11.2009

LIgne à grande vitesse Montpellier Perpignan

CAP 21  Languedoc Roussillon regrette que ce soit le  scénario mixte voyageurs à 300  km/h et fret à 120 km /h qui ait été  adopté pour la ligne nouvelle Montpellier - Perpignan, par rapport à l’autre scénario mixte présenté au débat public  (220  km / h pour les voyageurs et 120 km/h).

En  effet ce dernier projet aurait :

- Permis  un développement du fret beaucoup plus important du fait de la différence de  vitesse moins grande entre trains de voyageurs et de fret.

- Un moindre impact environnemental et paysager du  fait de vitesses moins rapides pour les trains qui permettraient des rayons de  courbure plus petits, donc la possibilité d’éviter des zones à protéger plus  facilement et des talus  de moindre hauteur  (impact visuel amoindri).

- Un coût très inférieur (3,9 milliards au lieu de  5,2 milliards pour le scénario choisi). *

La mobilisation des associations, des écologistes et des  citoyens a commencé à payer, mais il faut continuer à se mobiliser !
CAP 21 LR continuera  à défendre l’option  220 km  / h voyageurs et 120 km/ h pour le fret, dans l’intérêt de l’environnement et  des contribuables de la  région.
            
Pour CAP 21 LR

Georges  Fandos


* 220 km/ h au lieu de 300 km/ h c’est à peine 10 minutes de plus de trajet sur le Montpellier – Perpignan, pour une économie de 1,3 milliards d’euros, soit une économie de 130 millions d’euros à la minute ! Par les temps qui courent , ce n’est pas à négliger pour les contribuables !


 



13.11.2009

CAP 21 participe à la liste Europe Ecologie Languedoc Roussillon


Aux élections régionales, CAP 21 Languedoc –Roussillon a décidé de participer à la liste de rassemblement des écologistes intitulée « Europe Ecologie Languedoc Roussillon » menée par le Vert Jean-Louis Roumégas. En effet, CAP 21 pense que ce regroupement constitue le meilleur cadre pour présenter aux électeurs languedociens et catalans un projet différent de tout le reste de l’offre politique régionale, parce qu’il porte sur deux axes fondamentaux :

1) Un aménagement du territoire, équilibré, harmonieux, préoccupé de développement durable et créateur d’emplois nouveaux.
- permettant à chaque ville de notre région de se développer en bénéficiant d’équipements et de services de proximité performants (services de santé, services publics).
- et, en milieu rural, permettant aux agriculteurs de vivre de leur travail sans avoir à survivre avec des subventions. Les prix des denrées agricoles doivent donc être rémunérateurs. La Région aidera les paysans à produire plus écologiquement et à promouvoir leurs produits en favorisant l’organisation de filières et de circuits courts. De même, dans les zones pastorales, encouragera-t-elle l’élevage extensif qui, en entretenant la forêt, y limite les incendies.

Le savoir-faire de nos entreprises, artisanales, commerciales ou industrielles, sera soutenu et valorisé par les aides offertes à l’amélioration de l’habitat, à l’isolation des bâtiments, au développement des énergies renouvelables, du ferroutage, et des transports en commun dont le TER. Autant de chantiers qui contribueront à la préservation de notre environnement naturel, en créant de nouvelles activités. Nous encouragerons aussi le développement d’un tourisme intégré (gîtes ruraux, accueil à la ferme) et la rénovation des stations littorales et de montagne.
Ainsi seront créés des emplois nouveaux.
Nous entendons démontrer que la pratique d’un développement durable est la seule façon de sortir de cette crise écologique et sociale.


2) Une gestion démocratique de la vie publique.
Ce souci implique de ne pas mépriser les citoyens, de les écouter, eux, leurs associations et leurs élus (même ceux de l’opposition). Tous ces acteurs seront consultés pour définir ou modifier les projets, leur suivi et le fonctionnement des réalisations.
La pratique d’une démocratie participative permettra d’éviter les projets mal adaptés ou de les ajuster en modifiant ceux qui pourraient être engagés. Elle permettra aussi de s’extraire d’une gestion antidémocratique et clientéliste des affaires publiques.


Les deux axes que nous venons de définir, sont aux antipodes de la vision de l’avenir de notre Région que défend son actuel président.
A sa vision dépassée d’une solution à la crise écologique et sociale par croissance exponentielle d’une mégapole montpelliéraine promise à atteindre le million d’habitants, impliquant une accumulation de nuisances de toutes sortes (embouteillages, pollution, bétonisation à outrance) et un déséquilibre croissant de l’espace régional, nous opposons un modèle opposé privilégiant la revitalisation du tissus rural et le développement des villes moyennes qui organiserait le territoire à partir d’un réseau urbain cohérent à dimension humaine.
C’est pourquoi la condition préalable de notre participation à la liste « Europe Ecologie Languedoc Roussillon » lors des prochaines élections a été l’engagement des partenaires de cette liste de refuser tout soutien à l’actuel président de Région. Pour engager une action efficace en Languedoc-Roussillon, il importe qu’y soient rénovées la vie publique et les pratiques démocratiques.
Nous regrettons que le Modem (dont participe CAP 21 comme membre fondateur) ne clarifie pas sa position face à ces enjeux. Alors que le Modem, au niveau national, souhaite des listes autonomes, le coordinateur régional du Modem, M. Marc Dufour, déclare régulièrement souhaiter que le Mouvement figure sur la liste du président de Région.
Nous ne souhaitons pas nous trouver dans la situation des dernières élections municipales à Montpellier où sans consultation démocratique des adhérents, M Dufour et ses amis avaient décidé, au tout dernier moment, de participer à la liste soutenue par M. Frêche. En désaccord avec ces manières, nous avons du monter dans l’urgence (en 15 jours) une liste autonome.
CAP 21 souhaite s’engager avec le rassemblement des écologistes qui correspond à ses valeurs et défend une stratégie sans ambiguïté. Les membres et sympathisants du Modem (il y en a beaucoup de valeur) qui par contre à titre individuel veulent nous accompagner dans cette démarche seront les bienvenus !

S’agissant de construire dans la durée et pour l’avenir, bâtissons ensemble une nouvelle majorité régionale sur des valeurs écologiques, sociales et démocratiques replaçant l’homme au centre du débat.
Avec des convictions portées par une résolution, tout devient possible
Au nom des adhérents de CAP 21 Languedoc Roussillon,
Georges FANDOS
Délégué régional CAP 21 LR

08.08.2009

Lettre ouverte aux 25 élus qui veulent le doublement de l’A9


Mesdames et Messieurs les élus,
Nous comprenons tout à fait votre souci concernant la sécurité et la fluidité du trafic dans l’agglomération, mais la question qu’il faut se poser c’est si le doublement de l’A9 répond à cette préoccupation.
Il ne nous semble pas pour les raisons suivantes :
1/ Par rapport aux bouchons provoqués sur l’A9 à cause des accidents souvent dus aux camions, il faut noter que les accidents se produisent fréquemment hors du trajet qui serait doublé, donc ça ne changerait pas grand choses à la situation actuelle; on peut même penser que le fait de doubler l’A9 permettra un trafic accru de camions donc plus de chances d’accidents hors zone doublée…
La vraie solution consiste à développer le fret ferroviaire et par mer pour diminuer le nombre de camions sur l’A9 donc la probabilité d’accidents. La réalisation du projet de ligne mixte LGV selon le scénario qui offre un fort potentiel pour le fret (220 km /h voyageurs et 120 km / h pour le fret) est une priorité !
2/ Par rapport aux bouchons aux heures de pointe, le doublement ne change rien et le gouvernement a raison de s’attaquer en priorité à l’aménagement des entrées sorties qui seul sont susceptibles de répondre au problème. Le développement des transports en commun avec des parkings en périphérie correspond à la reponse complémentaire pour réduire le trafic automobile.
3/Concernant l’effet de serre, on ne peut à la fois se donner comme objectif de réduire par 5 les gaz à effet de serre et multiplier les autoroutes …
4/ l’impact de la pollution due au trafic sur la santé des riverains devrait également vous interpeler.
5/ sur le plan de l’urbanisme la multiplication des zones commerciales (Odysseum , Village des Marques…) et des zones bâties ne peut qu’aggraver les saturations de trafic. Il faut limiter l’urbanisation à outrance de l’agglomération des villages alentours. Nous vous invitons à être cohérents et lucides sur ce plan là !
Nous sommes prêts à discuter et débattre avec vous de tous ces aspects dans un esprit constructif : inventons des solutions d ‘avenir compatibles avec l’évolution soutenable et cessons le mal développement de notre région centrés sur la concentration urbaine et le tout routier !
Pour CAP 21,
Georges FANDOS
Délégué régional

22.07.2009

Communique de presse : Doublement de l’A9


Dès que le projet de doublement de l’A9 a été évoqué, CAP 21 s’est prononcé pour la solution qui consiste à améliorer les entrées sorties de l’A9 sans l’élargir ni la doubler (cf. notre document du 8/12/05 qui a été largement diffusé aux médias et que nous tenons à votre disposition).

La solution  que nous préconisions a été aujourd’hui retenue par les experts, car en effet, c’est la seule réponse technique qui répond aux encombrements journaliers de l’A9 qui sont le principal problème à résoudre.
Nous espérons que les financements ainsi dégagés par ASF / Vinci (principal actionnaire d’ASF)  et l’Etat contribueront à accélérer les projets de ferroutage/ autoroute ferroviaire  (où la société Vinci est déjà impliquée, ce qui devrait faciliter la réalisation du ferroutage).

Nos nombreuses années de combat n’ont pas été inutiles et nous nous réjouissons pour la santé des riverains et l’environnement que la voie de la sagesse ait été entendue.
Pour CAP 21,
Georges Fandos
Délégué régional Languedoc-Roussillon


13.06.2009

Comment résoudre la crise du lait ?

Dans le domaine de l’agriculture en général et du marché laitier en particulier les subventions décidées par la commission européenne profitent d’abord aux grandes exploitations et laissent sur le carreau les quelques 16% d’exploitations produisant moins de 100 000 litres (pour la plupart en zone de montagne ou isolées) .

Les principes d’aménagement du territoire doivent s’appliquer effectivement sur l’ensemble du territoire pour maintenir en place les petites exploitations, elles aussi créatrices d’emplois.

La survie des producteurs de lait n’est possible que si la régulation du marché laitier est basée sur des quotas par exploitation et par actif au niveau national et communautaire pour éviter concurrences intracommunautaires et le dumping des importations à bas prix.



Cap21 propose aux centrales d’achats et chaînes commerciales (spécificité française) , d’acheter au prix de revient le lait produit par les exploitants locaux respectant ainsi la filière aval en échange d’une communication nationale au soutien à la production locale en « circuits courts » et au maintien d’emplois dans la branche laitière.

Le développement durable c’est aussi l’économie au niveau du transport et la fraîcheur des produits présentés aux consommateurs.


Georges FANDOS  (Responsable de la commission agriculture et forêt)-  Yveline MOEGLEN (porte- parole)